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Écrire en mineur au XVIIIe siècle

Sous la direction de Christelle BAHIER-PORTE et Régine JOMAND-BAUDRY

Publié le 19 mars 2009
Au dix-huitième siècle, nombreux sont les écrivains qui placent leurs ouvrages sous l'étendard du « petit », de la « bagatelle », de « l'insignifiance » ou encore de la « fadaise ». Le choix d'écrire en mineur peut aussi bien signifier une complaisance désinvolte et désintéressée à une littérature de l'éphémère qu'une volonté iconoclaste de bouleverser les systèmes de légitimation établis. Cependant, à une époque où le statut de l'écrivain est en pleine mutation et où les hiérarchies littéraires se voient contestées par les héritiers des Modernes, c'est bien tout un système de valeur qui se recrée assurant la promotion, en apparence paradoxale, des « petits » genres contre les genres canoniques et accordant un rôle prépondérant au « public ». L'écriture en mineur telle qu'elle est pratiquée au XVIIIe siècle, loin de n'être qu'une écriture seconde ou secondaire, doit définir son propre rapport au langage et à la littérature. Régine JOMAND-BAUDRY est Professeur de littérature française à l'Université Lyon 3 et membre du Groupe « Marge » (Centre Jean Prévost). Ses recherches portent sur le conte merveilleux au XVIIIe siècle et notamment sur l'oeuvre de Claude Crébillon. Christelle BAHIER-PORTE est Maître de Conférences en littérature française à l'Université de Saint-Etienne et membre de l'Institut Claude Longeon (CNRS-UMR 5037). Ses recherches portent essentiellement sur l'oeuvre de Lesage mais aussi sur le conte merveilleux et le théâtre au XVIIIe siècle. Prix TTC : 39 €  - Diffusion : Harmonia Mundi -  ISBN : 978 2 84321 116 4 Éditions Desjonquères, 2009

Mise à jour : 19 mars 2009