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Faculté des Lettres et Civilisations - Université Jean Moulin Lyon 3

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Le partage du sensible dans les Lettres de l’année 1671 de la correspondance de Mme de Sévigné

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Hélène Merlin-Kajman

Mise à jour : 8 février 2013

Conférence de Hélène Merlin-Kajman, Professeur à la Sorbonne-Nouvelle Paris 3 (EA 174).

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Présentation de l'auteur et résumé


Membre senior de l'Institut Universitaire de France, Hélène Merlin-Kajman est professeure de littérature française (XVIIe siècle) à l'université de la Sorbonne Nouvelle. Elle a créé le mouvement Transitions qui s’interroge notamment sur l’état de la discipline littéraire (www.mouvement-transitions.fr).
Ses derniers titres sont : L’Excentricité académique. Institution, littérature, société, Les Belles Lettres, 2001 ; La Langue est-elle fasciste ? Langue, pouvoir, enseignement, Seuil, 2003 ; et un roman de jeunesse qui s’adresse aussi aux spécialistes du XVIIe siècle : La Désobéissance de Pyrame, Belin, 2009. Elle a enfin dirigé un numéro de Littératures classiques (n°66, hiver 2009) qui porte sur « Les émotions publiques et leur langage ». Elle est en train de terminer un livre portant sur la littérature où sont examinées notamment les perspectives de Jacques Rancière sur la littérature.

  

Cet article s’appuie sur le concept de « partage du sensible » de Jacques Rancière et sur l’anthropologie pour circonscrire la valeur de la badinerie et du ton burlesque chez Mme de Sévigné, en fait « normale » au XVIIe siècle quoique réalisée de façon virtuose : contrairement à ce que Jacques Rancière laisse entendre, le ton comique, « bas », n’est pas réservé au traitement stylistique des inférieurs, mais à tout ce qui concerne la vie physique et privée ; à l’inverse, ce qui concerne l’univers des cérémonies et des dignités est traité sur un mode « noble » (cf. ses échanges avec Bussy-Rabutin). Bien sûr, un changement s’est effectué en principe avec Montaigne, qui « anoblit » le moi et les matières « privées » : mais l’énonciation de Mme de Sévigné n’a rien de montaignien. En revanche, elle soustrait sa relation à sa fille au ton badin : ici, la familiarité se colore de tragique (ton noble). L’intimité d’un lien privé entre deux femmes trouve chez Mme de Sévigné un mode d’expression inédit qui souligne son exception.


Publication dans le cadre des Actes de la Journée d'étude organisée à Lyon le 1er décembre 2012 : "Connivences épistolaires ? Autour de Madame de Sévigné (Lettres de l'année 1671).


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Mise à jour : 8 février 2013