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Journée d'études | La "revie" littéraire : prolégomènes

Publié le 13 janvier 2022 Mis à jour le 13 janvier 2022

L’enjeu de cette journée d’études sera de donner un avant-goût des activités relatives aux écrivains de la « revie » littéraire qui couvriront l’année 2022.

Image : Mnemosyne de Dante Gabriel Rosseti, 1881


En juin 1987, dans la revue Roman 20-50, Paul Renard a utilisé la notion de « revie littéraire » pour attirer l’attention sur des auteurs et des œuvres romanesques de la première moitié du XXe siècle jugés injustement oubliés. Grâce à plusieurs chercheurs parmi lesquels Bruno Curatolo (Université de Franche-Comté) et François Ouellet (UQAC), la « revie littéraire » a ensuite été intégrée à des programmes de recherche visant à corriger l’histoire littéraire telle qu’elle a été écrite afin de créer de nouvelles dynamiques de lecture et d’étude.

Les écrivains de la « revie » sont, rappelons-le, les écrivains oubliés qu’un événement, une action spécifique ou une mode particulière font de nouveau connaître à un large public. Cette demi-journée d’étude et la journée programmée le 8 avril prochain à Besançon mèneront au dépôt, à l’automne 2022, d’un projet ANR sur ce thème.

Notre journée de se passera en deux temps : présentation des travaux en cours d’étudiants lyonnais impliqués dans la recherche théorique autour de la « revie » et discussion sur les enjeux théoriques de la notion de « revie » (en visioconférence avec nos amis situés au Portugal et au Japon). Elle proposera non seulement une réflexion théorique sur la nature de la « revie », mais aussi des pistes pour la mise en place d’activités « pratiques » sous forme, par exemple, de rééditions. Activités qui peuvent mener à une exploitation directement perceptible par un public de non-spécialistes avec, in fine, des répercussions possibles sur le plan culturel.

On s’interrogera notamment sur l’exacte portée de la métaphore de la « revie », laquelle envisage de manière binaire, voire manichéenne (mort vs vie) la question de la vie d’un auteur au-delà de sa sphère d’influence immédiate. On s’intéressera également aux problématiques aussi diverses que fécondes suscitées par la « revie » : problématiques éditoriales, sociologiques et bien entendu littéraires .

Il semble que s’interroger sur la « revie » soit particulièrement pertinent à une époque où les « acquis » culturels sont eux-mêmes remis en jeu, de façon parfois iconoclaste. Repenser la vie et la mort d’œuvres et d’auteurs appartenant à un courant, à un champ d’activités ou à un genre particuliers ne peut en effet que stimuler une réflexion plus générale sur l’évolution des représentations qui sont les nôtres.


 

PROGRAMME

 
A
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R
E
S
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M
I
D
I
13h30
Accueil des participants

13h45
François JACOB : Introduction générale et présentation du programme de l’après-midi

 
PREMIÈRE PARTIE : « La revie des jeunes chercheurs »
 
14h00
Jacques SCHROLL (doctorant, Lyon 3) : « La difficile revie de Louis Dumur (1863-1933) »

14h20
Émilie MONNERON-RADISSON (mastérisante, Lyon 2) : « Enjeux et conditions de la revie de Marguerite Burnat-Provins »

14h40
Clément de HARO (doctorant, Lyon 3) : « L’adaptation cinématographique : un apport pour la revie littéraire ? »

15h00
Odin GEORGET (mastérisant, Lyon 3) : « Vie et mort d’Henri Vincenot »

15h20 : Discussion suivie d'une pause

 
DEUXIÈME PARTIE : « La revie, pour quoi faire ? »


16h00
Table ronde hybride (en « présentiel » et en « distanciel » avec nos amis éloignés) : premier bilan des acquis théoriques de la « revie ».
Participants : Hervé BAUDRY (Lisbonne), Françoise DUBOSSON (Genève), Yvon HOUSSAIS (Besançon), François JACOB (Lyon), Pascal LÉCROART (Besançon), Philippe MARTIN-HORIE (Tokyo).

17h15 : Conclusion et fin des débats

Contact :
Nathaly Berthillon : nathaly.berthillon@univ-lyon3.fr
Partenaires :
Thématiques :
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